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En Creuse, des parents toujours en colère contre la carte scolaire ont rencontré la préfète

Certains parents avaient fait le déplacement depuis Aubusson. Mardi 20 juin au matin, des membres du collectif des Parents de Creuse en colère contre la carte scolaire 2023-2024 se sont entretenus pendant environ 45 minutes avec la préfète de la Creuse, Anne Frackowiak-Jacobs.

Question de survie

L’un de ces parents en colère, Annabelle Kay, a pu présenter une synthèse des "répercussions" des suppressions de poste – et donc des fermetures de classe – sur le système scolaire, mais aussi plus généralement sur le territoire."On espère encore que Mme la préfète réalise l’impact sur le territoire !", avançait-elle juste avant le rendez-vous. "Sur sa survie même ! La Creuse est en train de dépérir", abondait un autre parent.

La rencontre a été l’occasion pour le collectif d’insister sur l’accompagnement des élèves en difficulté, en rappelant qu’il n’y a plus que "quatre psychologues (au lieu de huit en théorie)" en Creuse. Et que "plus aucun Rased (Réseaux d’aide spécialisés aux élèves en difficulté, NDLR) n’a de maître G", c’est-à-dire un enseignant censé permettre aux élèves de dépasser leurs craintes et avoir confiance en eux.

Plan particulier pour la Creuse n°2

Le collectif a fait savoir à la préfète qu’il attendait "beaucoup" du Plan particulier pour la Creuse n° 2, qui comporte a priori un volet "Éducation". Tout en regrettant ne pas être impliqué dans son élaboration. "Nous ne voyons pas comment il peut être sincère et efficace s’il ne s’appuie pas sur les besoins exprimés par les habitants creusois et usagers de l’école."

À l’issue du rendez-vous, Annabelle Kay a estimé que la préfète s’était montrée ouverte "à ce qu’on avait à lui dire" et notamment sur le rôle de l’école "dans le développement du territoire". 

Daniel Lauretdaniel.lauret@centrefrance.com

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