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Condamné à deux ans de prison ferme pour le braquage d'un tabac-presse à Montluçon

C’est le cinquième braquage que subit la propriétaire du tabac-presse du centre-ville de Montluçon, le 21 avril 2023. Les autres remontent à 1995, 2013, 2017 et 2020. 

Les faits reconnus par le prévenu pour un butin de 220 €

Son responsable, en détention provisoire depuis le 24 avril dernier, a été réconnu coupable d’extorsion avec violence, ce mercredi 21 juin. Le tribunal correctionnel de Montluçon a condamné Orenzo Freitas à quatre ans de prison dont deux ans avec sursis probatoire de deux ans et maintien en détention.

Tout ça pour un butin de 220 €, dépensés chez le coiffeur, dans un fast-food, dans des courses, du tabac et du cannabis, a listé l’intéressé lors de sa garde à vue.Interpellé le lendemain des faits, il a d’emblée tout reconnu, affirmant que l’arme utilisée ce jour-là était factice.

Les enquêteurs n’ont pas pu le vérifier, puisqu’Orenzo Freitas s’est débarrassé du pistolet airsoft à billes plastiques dans un canal. Il était d’ailleurs non chargé, selon ses dires.

Confondu par la caméra de vidéosurveillance

Il a été confondu par la caméra de vidéosurveillance de la victime. Sur les images diffusées par le tribunal, on voit le jeune homme entrer dans le commerce, à 9 h 30, la capuche relevée sur la tête, le visage non masqué.

Arrivé au comptoir, il sort une arme qu’il dirige vers la propriétaire des lieux. Cette dernière, sans réfléchir, sans opposer une quelconque résistance, sort de sa caisse une dizaine de billets de 20 €. Moins de trente secondes plus tard, il repart à vélo.« C’est choquant, je ne me reconnais pas. Ce n’est pas moi », réagit le jeune adulte devant les juges. Il explique avoir agi sur « un coup   de tête » : « J’étais à bout, je n’avais rien. Je n’étais pas bien. »

« En perdition sociétale, névrotique, immature, impulsif »

Renvoyé de l’armée au bout de six mois en raison de sa consommation de cannabis, il n’a pas travaillé depuis un an, malgré ses « démarches dans des boîtes d’intérim ».

L’expert psychiatre mandaté parle d’un homme « en perdition sociétale, névrotique, immature, impulsif », sans relever de maladies ayant pu altérer ou abolir son discernement. « Je m’excuse, on ne m’y reprendra plus », promet le prévenu. 

Il devra rembourser  220 € à la victime et lui verser 1.800 € pour son préjudice moral ainsi que 800 € pour les frais de justice. 

Seher Turkmenseher.turkmen@centrefrance.com

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