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Chabreloche se dote d'un nouvel équipement de plein-air, sur fond de contestation

L’ancien grand terrain de boules n’est plus, à Chabreloche, près des courts de tennis et du cimetière. Et les panneaux de basket installés, il y a quelques années non plus. Du moins, si l’un et les autres n’existent plus dans leur existence originelle, ils ont retrouvé place sous une nouvelle forme, en complément du nouveau city-stade, dont les travaux sont terminés.

16.000 € à la charge de la commune

Terrain synthétique de football, panneaux de basket, avec possibilité de mettre un filet pour d’autres sports. "Un projet qui était dans notre profession de foi en 2020", avance Jean-Pierre Dubost, le maire de Chabreloche, entouré notamment pour ce projet de la commission sportive. "Mais c’était plutôt flou à l’époque, concernant sa situation", continue-t-il, conscient que la jeunesse de la commune pouvait manquer d’équipements de sport ou de loisirs.

On sentait cette envie, et cette infrastructure nous permet d’ajouter de la proximité.

C’est l’Agence nationale du sport, via Terre de jeux 2024 et son Programme d’équipement de sport de proximité qui a permis la réalisation de ce city-stade, avec des subventions allouées à la commune. "Il a fallu saisir cette opportunité, ça a été l’élément déclencheur", avance Isabelle Perrin, adjointe. "Ça aurait été compliqué sans cela, il aurait fallu mettre des choses de côté, sinon", avoue le maire.

Pour obtenir ces subventions, l’examen du dossier devant une commission régionale a été nécessaire. Ainsi, le coût total de l’équipement s’élève à 78.000 €. 46.000 € proviennent de l’Agence nationale du sport, 16.000 € de la Région et 16.000 € restent à la charge de la commune. "D’où l’intérêt d’avoir une veille très active sur ces appels à projets", soutient-on côté municipalité.

En ce qui concerne la décision de l’emplacement, l’équipe municipale justifie son choix par "la possibilité, à cet endroit, d’avoir un terrain dont la dimension correspondait, et surtout, pas loin de l’école". En effet, une signature de convention d’occupation par les scolaires et avec le club de football a été signée.

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Côté revêtement, le gazon synthétique a donc été choisi, "le goudron n’étant évidemment plus préconisé. Le gazon synthétique dégage moins de chaleur, amorti un peu plus les chutes et le son", soutient Jean-Lou Brouilloux, conseiller municipal qui a suivi techniquement le dossier.

Une cohabitation déjà difficile avec les voisins

Pas sûr que l’argument sonore arrive toutefois à convaincre les voisins les plus proches du city-stade, lesquels voient leur vie perturbée depuis que les premiers ballons ont rebondi. Regroupements et activités tard le soir, voitures qui dérapent, "c’est l’enfer, on ne sort même plus dans notre jardin quand il y a tant de bruit. On ne comprend vraiment pas pourquoi ce city-stade a été mis ici alors qu’il y avait la place de le faire au plan d’eau par exemple. On se pose même la question de vendre la maison."

Si l’infrastructure est en accès libre, la mairie l’assure : "Il y aura un règlement et des contraintes à respecter". Et pour tout le reste, il y a ce que l’on appelle (encore), le civisme.

Alexandre Chazeau

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