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Vous connaissez Détective Forst ou encore Green Day ? On vous dit tout sur les nouveaux coups de cœur "culture " de la rédaction

Les journalistes vous aident à faire votre choix parmi l'offre culturelle du moment et vous partagent leurs derniers coups de cœur "culture" :

Série

Détective Forst. Un flic, aux méthodes peu orthodoxes, fait équipe avec une journaliste indépendante pour mettre la main sur un tueur en série. Wiktor Forst, la quarantaine, ne respecte pas les règles. Il entretient aussi une relation avec la fille du chef. Mais c’est un bon enquêteur, parmi les meilleurs. Sans surprise, il se voit confier l’affaire de ce prof retrouvé nu et pendu à un pylone à 1.894 mètres d’altitude. Une mise en scène glaçante. C’est là qu’il rencontre Olga, une journaliste tenace mais à la déontologie discutable. Détective Forst est une série polonaise en six épisodes diffusée sur Netflix. Si le pitch n’est pas original, la réalisation, la photo et le scénario cartonnent. En l’espace de quinze jours, Forst s’est hissée à la deuxième place des meilleures diffusions sur plateforme américaine. Une surprise ? Pas vraiment. La Pologne nous a déjà livré quelques pépites avec Dans les bois ou Sans un mot. Des univers sombres, des personnages torturés, une bonne intrigue et une atmosphère bleutée vous tiennent en haleine. Mention spéciale aussi pour la bande-son qui navigue entre reprises revisitées et musiques polonaises. Détective Forst profite également des décors naturels qu’offre la Pologne avec les massifs du Tatras. L’altitude est mentionnée à chaque changement de lieu comme un fil rouge qui rajoute à l’ambiance glacée de la série. La fin, quelque peu mystérieuse, laisse entrevoir une suite. On l’espère.Stéphanie Delannes

 

Manga

Berserk. "Un cavalier qui surgit hors de la nuit, court vers l’aventure au galop !" On aimerait entonner cette chanson entraînante pour encourager cet épéiste, parfois à dos de cheval et traînant sa longue cape noire, mais cette histoire est un peu trop tragique pour cela. À la lecture de Berserk, vous devez vous préparer à d’horribles nausées ponctuées de quelques moments d’espoir. Guts est victime depuis sa naissance des pires tourments dans un monde où les faibles ne peuvent que ramper face aux puissants. Armé de son énorme épée et d’un mental à toute épreuve, il se dresse contre la fatalité. Victime d’une malédiction attirant les démons les plus répugnants et sanguinaires la nuit, son quotidien est fait de sang et de pertes tragiques. La crème de la crème de la dark fantasy, fortement déconseillée aux âmes sensibles et sublimée par le trait sophistiqué du génial Kentaro Miura, décédé il y a un an et demi à seulement 54 ans. Ses assistants ont repris cette histoire, qui s’était alors arrêtée au tome 41, en se basant sur les notes du maître. Mais arriveront-ils à l’égaler et à la finir magistralement ?Thomas Derais

Musique

Green Day : Saviors. On a peine à le croire, mais Green Day a sorti son premier album... en 1990, il y a tout de même trois décennies. Mais le temps qui passe ne semble pas les priver de leur énergie, comme le prouve ce 14e album - déjà ! - Saviors, qui secoue ce très calme début d’année. Autant le dire tout de suite, on n’atteint pas les sommets de leurs chefs-d’oeuvre du passé, de Dookie (1994) à American Idiot (2004). Mais tout de même, le trio ne démérite pas. Ici, on ne s’embarrasse pas de fioritures. On est dans la pop à tendance punk à fond pendant 45 minutes, comme le prouvent les sardoniques Look Ma, no brains ! ou The American dream is killing me, qui saute tout de suite à la gorge. C’est bien simple, la tension ne retombe jamais, et les moments de calme sont rares. Father to a son et sa guitare acoustique est l’exception qui confirme la règle. Le reste est taillé pour les stades. De quoi réchauffer les corps et les esprits durant ces longs mois d’hiver.Rémi Bonnet

 

Cinéma

Comme un prince. Un jeune boxeur, chef de file de l’équipe de France, doit renoncer à ses chances de médaille olympique à la suite d’une altercation qui dégénère. Condamné à des travaux d’intérêt général, il est envoyé au château de Chambord où de belles rencontres vont lui redonner confiance et ambition… Ali Marhyar, connu comme acteur de second rôle et co-scénariste de la série La flamme, débute sa carrière de réalisateur avec un joli film. Comme un prince s’avère idéal par temps de pluie parce qu’on rit souvent grâce à Ahmed Sylla, Julia Piaton et les deux Jonathan (Lambert et Cohen). Mais on serait plutôt sur une comédie à l’anglaise, dans laquelle l’humour n’occulte pas complètement les blessures des personnages et les inégalités de la société. Le feel good movie de la semaine.Thierry Senzier

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