Un match de Coupe de France au Montpied (et avec du public)... la fin d’une longue attente pour le Clermont Foot
Ça méritait bien un petit geste. Sept ans après le dernier match de Coupe de France devant son public, face à Bordeaux, le Clermont Foot a voulu marquer le coup, en invitant tous ses abonnés au stade, dimanche (17 h 30), et en limitant le tarif des places "grand public" à 10 €, quel que soit l’emplacement.
Pas sûr que cela suffise, cependant, à remplir un stade dans lequel une tribune - la Volcan - restera fermée, pour le 16e de finale. Le RC Strasbourg a beau jouer en Ligue 1, il n’attire pas naturellement les foules, en Auvergne. Et l’affiche a tout de même moins d’importance que celle du championnat, programmée la semaine suivante face aux mêmes Alsaciens. Les portes des guichets seront d’ailleurs ouvertes, au Montpied, ce dimanche.
#CF63RCSA
— Clermont Foot 63 (@ClermontFoot) January 12, 2024Entre le Clermont Foot et la Coupe de France, il y a aussi une perte d’habitude, surtout à domicile. Alors que la dernière réception, face à Grenoble, avait été jouée à huis clos en janvier 2021, en plein Covid, le CF63 n’a évolué que trois fois dans son stade depuis 2011, dans une compétition où son dernier parcours marquant est déjà vieux de 17 ans (8e de finale lors de la saison 2006-2007, celle du National).La réception de Grenoble, qualifié aux tirs au but, avait eu lieu à huis clos, durant la crise du Covid, en 2021.
Pour tenter de rallier ce niveau une cinquième fois dans l’histoire du club, les joueurs de Pascal Gastien devront aussi mettre les ingrédients qui avaient manqué à leurs prédécesseurs, contre Bordeaux, Épinal ou Reims, malgré l’avantage de jouer à domicile.
De récents parcours peu glorieuxLes Girondins, en 2017, jouaient encore en Ligue 1 et avaient su faire respecter la hiérarchie contre le Clermont Foot de Corinne Diacre, toujours en Ligue 2. Par un froid dimanche de janvier, les Auvergnats avaient aussi manqué de mordant pour surprendre des Bordelais vainqueurs 1-0, grâce à un but en fin de rencontre.
Mêmes causes, mêmes effets, lors de la réception précédente, fin 2014. La venue d’Épinal, club de National qualifié aux tirs au but face à celui de L2, s’était inscrite dans la longue lignée des échecs clermontois, en Coupe de France. Et quand Reims, autre formation de L2, était venue l’emporter très logiquement au Montpied, en janvier 2011, il y avait déjà un goût d’inachevé, de rendez-vous manqué, pour les hommes d’un Michel Der Zakarian agacé.
"Il n’y a pas eu photo. C’est honteux. Trop de joueurs ont été défaillants", avait râlé l’ancien entraîneur du CF63, deux semaines après l’exploit des siens à Saint-Étienne, dernière performance marquante du club auvergnat en Coupe.
Laurent Calmut