Cet éleveur creusois commercialise lui-même sa production dans la ferme familiale
L’agriculture, Gaëtan Thonnet l’a dans ses gènes : ses familles paternelle et maternelle en sont issues. Après un bac scientifique, il a obtenu un BTS agricole et a terminé ses études une licence pro agricole en poche. « On n’a jamais trop de bagages, commente l’intéressé, une ferme reste une entreprise ».
Le premier janvier 2011, Gaëtan Thonnet succède à son père à la tête de la ferme familiale à Saint-Dizier-la-Tour (Creuse). Dès le mois de février suivant, il tient sa première vente directe de viande. L’idée avait été longuement mûrie et était passée, auparavant, par l’engraissement de quelques bêtes pendant dix-huit mois.
Viandes bovine et ovineLe fermier propose de la viande de bœuf et de mouton. Son activité relève d’une déclaration à la DDSSPP (Direction départementale des services sociaux et de protection de la population). Lorsque les animaux sont parvenus à la maturité nécessaire, ils sont abattus à La Châtre et la viande est découpée à Lussat avant de faire retour à la ferme.
Outre les différents morceaux offerts par les animaux sélectionnés, le producteur propose des produits dérivés : saucisse de bœuf, merguez, rillettes de bœuf, pâté de mouton, saucissons de bœuf et de mouton déclinés en plusieurs arômes. Enfin, tous les ans, en février, les clients intéressés peuvent déguster des tripes.
Un week-end sur quatreGaëtan Thonnet donne rendez-vous à ses clients un week-end sur quatre, le vendredi après-midi et le samedi matin, dans le point de vente aménagé au sein de sa ferme. Là, il distribue les colis de 5 ou 10 kilos qui ont été commandés.A chaque livraison, ce sont 40 à 50 personnes qui se déplacent, essentiellement des particuliers. La ferme a aussi des clients professionnels : le producteur cite le réputé restaurant Le Coq d’or à Chénérailles. Les verrines concoctées par Gaëtan sont en vente aux OT d’Ahun, de Bourganeuf et d’Evaux-les-Bains, à la manufacture de Guéret ainsi qu’au magasin de produits de terroir de la Porte Saint-Jean à La Souterraine.
Développement par le bouche-à-oreilleComment Gaëtan Thonnet voit l’avenir de son activité ? « De la naissance de l’animal au produit fini, il y a du boulot », souffle l’interpellé, façon de dire qu’il a déjà fort à faire pour maintenir l’existant plutôt qu’à songer au développement. A la réflexion, il voit plutôt celui-ci par sa clientèle qui popularise ses produits dans ses cercles de relations. Et évoque le cas de particuliers qui font un détour par sa ferme au retour des vacances pour emporter ses produits vers chez eux…