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Des boulangers condamnés pour un vol en réunion dans un commerce à Charmeil

Le mutisme des trois prévenus a interpellé les juges du tribunal de Cusset, jeudi 18 janvier, en audience correctionnelle. Six mois après les faits, deux hommes et une femme, âgés de 19 à 25 ans, comparaissaient pour un vol en réunion dans une boulangerie, à Charmeil.

Un cambriolage peu banal, car les deux hommes impliqués étaient salariés de l’entreprise au moment des faits en juillet 2023, le premier dans cette boutique de Charmeil, dont la porte arrière avait été fracturée en pleine nuit, et le second dans une autre boulangerie, située à Vichy, et appartenant à la même enseigne : Céréa.

« Les faits sont particulièrement désagréables de ce point de vue. Ils savaient à quel rythme les espèces sont déposées à la banque. La relation de confiance avec l’employeur a été trahie. »

La nuit du vol, le coffre du magasin charmeillois contenait 1.400 € en espèces et une cinquantaine de tickets-restaurants. Le code de la carte bancaire, mise à disposition en cas de besoin pour les « achats d’urgence », était également connu des salariés. Elle sera utilisée afin de faire des achats dans une épicerie, puis retrouvée au domicile de la femme. À l’intérieur du commerce, des dégradations seront également relevées.

« Vous êtes un peu inquiétants tous les trois », a affirmé le président du tribunal face à des prévenus dotés d’un casier judiciaire, mais peu loquaces sur les faits. L’un évoquera tout juste un « manque d’argent » au cours de l’audience.

« On ne nous décrit pas de situation catastrophique. On a l’impression qu’on fait une bonne blague, pour l’adrénaline. »

Les deux hommes ont retrouvé un emploi ailleurs. « On a plus affaire à une équipe de pieds nickelés qu’à une bande organisée », estimait un des avocats de la défense.

Finalement, le tribunal a, s’agissant des deux hommes, suivi les réquisitions du parquet en les condamnant à huit mois de prison assortis d’un sursis probatoire de deux ans. La femme écope de six mois de sursis probatoire.

Solidairement, ils doivent verser à l’entreprise 3.000 €, pour le préjudice matériel, et plus de 1.000 €, pour les frais de justice.

Estelle Dissay

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