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Saint-Cernin écarte Issoudun en fin de match et se qualifie pour les 32es de finale de Fédérale 3

L’ambiance était chaude. Et le vent glacé. Mais Eole a eu beau souffler tout du long, dimanche 21 avril, sur le Plateau, ça n’a pas suffi à emporter Saint-Cernin qui, il faut le dire, a quand même eu chaud pour pouvoir poursuivre sa route vers les 32es de finale.

D’entrée de jeu, les Doriens ont pu mesurer que c’est bien contre un adversaire qui aurait pu lui aussi prétendre à recevoir son barrage, qu’ils allaient devoir ferrailler. En place, dynamique, Issoudun rentrait mieux dans la partie et validait ses bonnes intentions par deux pénalités de son ouvreur (0-6, 17e).

Saint-Cernin s’est trop précipité au début

Pas aidé par une touche un peu balbutiante, de petites scories comme des jeux au pied d’occupation envoyés en ballon mort et, surtout, trop de précipitation, Saint-Cernin allait quand même finir par trouver le bon tempo.

Enfin patients, comprenant qu’il leur fallait construire en multipliant les temps de jeu, les Damiers allaient enfin être récompensés d’une certaine domination par un essai collectif à la demi-heure de jeu. Mieux, dans l’euphorie de cette bonne période et après avoir réglé la mire en touche, Saint-Cernin doublait la mise sept minutes plus tard sur un essai de Delmon au terme d’un mouvement construit pour passer à 14-6 un peu avant la pause.

Le scénario idéal ? Presque. Parce qu’avant le retour aux vestiaires, un gros manque de concentration au sortir d’une mêlée d’Issoudun voyait le premier centre se faire la malle sur 30 mètres. La défense dorienne stoppait la saignée devant la ligne mais se mettait à la faute et, sur la pénalité jouée à la main qui suivait, le pilier Jardry remettait les siens à 14-11 avant la transformation ramenée entre les perches par le vent (14-13).

Il était écrit que pour passer, Saint-Cernin allait devoir s’employer et surtout faire preuve de sang-froid. Encore plus après l’entame de deuxième période d’Issoudun qui prenait les commandes sur pénalité (14-16, 43e).

De la maîtrise au meilleur moment

De plus, réduit à 14 après un carton blanc pour Semeteys, le RCSC ratait une grosse occasion avec une touche dans les 22 adverses (50e). Il y avait du K.-O. dans l’air, d’autant qu’Issoudun se mettait à l’abri d’une pénalité à l’heure de jeu. Saint-Cernin n’avait plus le choix, il lui fallait un essai, et il allait venir d’une grosse poussée collective sur maul, après que Guillaume Mongil eu signé un superbe 50-22.

La transformation permettait de reprendre les commandes (21-19, 69e). Fin du suspense ? Non ! L’indiscipline cantalienne allait de nouveau offrir à Ducros l’occasion de s’illustrer pour repasser devant (21-22, 74e), jusqu’à ce qu’une grosse présence au sol offre aux Doriens une pénalité cruciale à Arthur Dayral.

Des 30 mètres, et malgré un vent traître, l’arrière ne tremblait pas (24-22). Il fallait encore tenir trois minutes, avec une pression d’enfer d’Issoudun qui jouait son va-tout après le renvoi mais la défense tenait le choc et, surtout, restait disciplinée. Au point de gratter ce dernier ballon chaud, signant une qualification acquise avec une grosse force de caractère, contre une équipe d’Issoudun qui aurait aussi tenu la dragée haute à tous les autres cadors de sa poule. 

Jean-Paul Cohade Photos : William Duran

SAINT-CERNIN (Stade du Moulin à Vent). Saint-Cernin bat Issoudun 24-22 (mi-temps 14-13). Temps froid et ensoleillé. Arbitre : M. Balaire. Spectateurs : 1.000 environ.

Les points. Saint-Cernin : 3 essais collectif (33e, 69e), Delmon (38e) ; 1 pénalité (77e) ; 3 transformations Dayral.

Issoudun : 1 essai Jardry (40e+1) ; 5 pénalités (10e, 17e, 42e, 63e, 74e) et 1 transformation Ducros.

Carton blanc. Saint-Cernin : Semeteys (49e) ; Issoudun : Guerin (38e).

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