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Vive le deuil sur les réseaux sociaux!

À l’heure actuelle, vous êtes désormais familier du rituel funèbre sur les réseaux sociaux. Lorsque la nouvelle tombe, les statuts «OH NON» et «RIP» se multiplient –bon nombre ne se donnent même pas la peine de citer le disparu, histoire de signifier la survenue d’un événement tellement important que tout le monde est censé y participer. Viennent ensuite les hommages: les souvenirs personnels, les résumés de carrière en 140 caractères, la tristesse qui s’exprime. Et c’est là qu’arrivent les râleurs. Ces hommages, nous dit-on, sont «performatifs». Poster un message en réaction à la mort d’une star, c’est «tirer la couverture à soi». Depuis le début 2016, nous avons appris la mort de deux figures titanesques de la pop, le genre d’événement qui gèle le trafic culturel pendant des jours. Et entre David Bowie et Prince, il y a eu Alan Rickman, Glenn Frey, Maurice White, Umberto Eco, Harper Lee, George Martin, Keith Emerson, Phife Dawg, Garry Shandling ou encore Ettore Scola. Les réactions à ce flux exceptionnel de disparitions –et notamment les trois jours de veillée funèbre virtuelle pour Prince– m’a fait réaliser que tous les détracteurs du narcissisme et de la théâtralité du deuil sur internet se trompent: parler des morts célèbres sur Twitter (et sur Facebook, Instagram, etc.) est en train de changer notre façon de commémorer les artistes. Et de la changer pour le mieux. À LIRE AUSSI Pourq ... Lire la suite

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