Le mépris des fans de Trump envers le «man bun» n’est pas anecdotique
Lors de la deuxième journée de la Convention des Républicains américains, qui rassemble les délégués du parti qui choisissent leur candidat à l’élection présidentielle, la présentatrice de radio conservatrice Laura Ingraham a utilisé pendant son discours des comparaisons étonnantes pour disqualifier Hillary Clinton, à qui la base républicaine voue une haine tenace. Pour bien montrer à quel point la candidature de Clinton était inopportune, la présentatrice a évoqué à son propos «une blague cruelle, comme les skinny jeans pour les hommes ou les chignons pour homme, ou quelque chose dans le genre».
Il n’est pas innocent que la comparaison ait été faite après un discours énergique qui s’est concentré sur des thèmes politiques des années 1970, extrêmement polarisants comme l’avortement, l’incendie de drapeau ou le rôle des fonctionnaires fédéraux. Derrière cette «guerre déclarée aux hipsters» qui portent des chignons (appelés «man bun») ou des jeans serrés dont s’amuse le site Mashable, il y a peut-être l’indice que les ressorts du soutien à Trump sont à trouver du côté de l’antagonisme entre des classes sociales dont les modes de vie et les valeurs n’ont plus rien de commun.
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