La clause de conscience de l’Ordre des pharmaciens, entre omissions et mensonges
L’Ordre des pharmaciens ne maintiendra pas en l’état son projet de clause de conscience, qui, selon des professionnels de santé très critiques du texte, constitue une autorisation implicite à pouvoir refuser de vendre des méthodes de contraception (contraception d’urgence, stérilet ou mifépristone, qui sert à l’interruption volontaire de grossesse médicamenteuse) par conviction religieuse.
«Le Bureau demandera au Conseil national de l’Ordre des pharmaciens réuni le 6 septembre prochain de ne pas maintenir en l’état le projet de clause de conscience. Ce qui prime pour l’Ordre est le lien de confiance entre les Français et les pharmaciens», annonce un communiqué.
Le projet n’est pas encore officiellement amendé ni retiré, mais il subit un sérieux revers, cédant devant la pression exercée par une pétition ayant rassemblé plus de 11.000 signatures et les mises en garde de deux ministères, celui des Affaires sociales et de la Santé d’un côté, et celui des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes de l’autre.
Le projet, qui stipule que «le pharmacien peut refuser d’effectuer un acte pharmaceutique susceptible d’attenter à la vie humaine», est problématique à plus d’un titre. La clause a été entourée d’omissions, si ce n’est de mensonges, s’agissant notamment des convictions et positions de ses instigateurs, comme Slate.fr est en mesure de le révéler. Elle est par ailleurs entourée ... Lire la suite