Lors de ses premières heures à la Maison Blanche, Trump signe un décret contre la loi «Obamacare»
Comme il avait promis, le nouveau président des Etats-Unis a commencé son mandat par un décret contre la loi sur la santé «Obamacare». En présence des caméras multiples, Donald Trump a ordonné par un décret aux diverses agences fédérales de «soulager le poids» de cette loi, en attendant son abrogation et son remplacement. En effet, le président ne peut pas l’annuler tout seul : le Congrès, à majorité républicaine, devra voter mais son calendrier n'était pas encore annoncé.
La nécessité de réformer le domaine de la santé reste un sujet très discuté aux Etats-Unis. Pour le moment, seul un tiers de la population est couvert par une assurance publique : Medicare pour les plus de 65 ans et Medicaid pour les plus modestes. La moitié des Américains sont assurés par l'intermédiaire de leurs employeurs, selon la Kaiser Family Foundation, et environ 7% par ce qu'on appelle le marché individuel, pour les indépendants ou les salariés sans assurance.
La solution de Barack Obama consistait à obliger chacun à s'assurer et à donner des aides aux Américains pour qu'ils puissent s'acheter leur couverture. Mais les républicain trouvent cette initiative trop coercitif et trop coûteux.
Au lieu d'une couverture universelle, ils proposent donc un «accès» universel. Pour eux, la santé n'est pas un droit. «L'objectif est que chaque Américain ait accès à la meilleure santé et la meilleure couverture possible», a déclaré le 17 janvier au Sénat l'élu Tom Price, nommé ministre de la Santé par Donald Trump.