Si Apple cède face au FBI, devra-t-il céder face à la Chine et la Russie?

Dans le duel qui oppose actuellement Apple au gouvernement américain, le droit à la confidentialité des informations n'est pas qu'un argument éthique pour la marque à la pomme: c'est aussi (surtout?) un argument marketing, comme si les intérêts business et ceux des défenseurs de la vie privée en ligne venaient à (brièvement) coïncider. C'est ce qu'explique un article du New York Times qui revient notamment sur l'impact que pourrait avoir ce conflit sur le décisif marché chinois (dont le ralentissement a déjà impacté de manière importante l'action Apple): «Aujourd'hui, la Chine est le second marché pour Apple derrière les États-Unis –les consommateurs chinois ont dépensé 59 milliards de dollars en produits Apple l'an dernier– et l'iPhone, le best-seller de l'entreprise, y est devenu à la fois une marque de statut social et une forme de sécurité personnelle, étant donné à quel point il est difficile à "craquer" dans un contexte d'inquiétudes croissante autour du hacking et de la cybercriminalité.» D'après le quotidien américain, «le groupe vise le long terme», dans un contexte où la sécurité et le droit à la vie privée «font partie de sa marque, spécialement à l'international»: «Et l'idée est que, s'il coopère avec un gouvernement, il finira par devoir coopérer avec tous.» Fortune note par ailleurs que coïncidence, ce duel avec le gouvernement américain survient alors qu'Apple lance sa solution de paiement Apple Pay en ...

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