Port de Sète
Étape commerciale pour les marins et commerçants des civilisations méditerranéennes, la montagne de Sète servait de repère géographique. Repaire et refuge pour les navigateurs depuis l’âge antique, cette colline a longtemps été un site prisé jusqu’à la réalisation du port et de la ville au XVIIème siècle. Louis XIV avait chargé son ministre Colbert de trouver une rade pour les galères royales et d'y créer un port d'exportation des produits du Languedoc. Colbert confia cette tâche au Chevalier de Clerville, qui identifia le Cap de Sète comme le site le plus approprié pour la création d’un port. Les premiers enrochements de la jetée et le creusement de la plage pour relier mer et étang commencent le 29 juillet 1666. Les travaux du port commencèrent avec l'édification du môle St Louis. Cette jetée longue de 650 mètres protège l’entrée du vieux port et offre un abri aux bateaux depuis le 17ème siècle. Il est coutume de fixer la naissance de Sète à cette date. Les populations des villages avoisinants : Bouzigues, Mèze, Frontignan et Marseillan vinrent travailler à Sète. Peu à peu la vie s’organisa pour les premières nécessités, avec la création de divers commerces. La ville naissait alors véritablement. Jusqu’au milieu du XXe siècle, la grande activité du port est l’exportation et importations des vins et liqueurs. D’abord l’exportation des vins du Languedoc puis après 1875, la concurrence du chemin de fer et la crise du phylloxéra (terrible maladie de la vigne) les importations deviennent de plus en plus importantes (d'Espagne et d'Italie, puis d'Algérie). Point stratégique pour le développement du commerce en Méditerranée, le port de Sète fait partie aujourd’hui des plus grands ports de pêche français.