Dialogue politique ou débat d'éthique ? - Par Nioxor Tine
Après une course débridée de quatre années, de mars 2012 à mars 2015, durant lesquelles le pouvoir APR a foulé,aux pieds, les principes les plus élémentaires de coexistence politique pacifique, l’heure du réveil brutal semble avoir sonné.
Il y a d’abord eu un déficit patent de concertation au sein de la grande Coalition Benno BokkYakaar, que certains partis alliés, particulièrement la Ligue Démocratique, ont eu à déplorer plus d’une fois.
Faut-il rappeler que la première rencontre plénière des leaders s’est tenue 30 mois après l’accession au pouvoir de Benno BokkYakaar, en septembre 2012 ? Ce fut l’occasion, pour le président SALL, de réitérer son rejet de la Constitution proposée par la C.N.R.I et son intention de ne procéder qu’à des réformes institutionnelles partielles.
Sur un autre plan, le président avait déploré la dispersion des forces se réclamant de Benno BokkYakaar aux élections locales, lesquelles s’étaient tenues, quelques semaines plus tôt. Cela était dû, selon lui, à la non-structuration et au déficit de communication au sein de ladite coalition.
Depuis lors, le diagnostic du Président de la République sur sa Coalition est resté plus actuel et précis que jamais. Cette alliance politique n’a survécu à la terrible épreuve du référendum que par des artifices aussi contestables les uns que les autres.
De fait, certains partis de gauche,après avoir manifesté, sans ambages, leur désaccord avec le projet de réforme constitutionnelle du président de la République, ont dû faire, contre mauvaise fortune bon cœuret voter oui au référendum, pour éviter une fin de règne prématurée à leur allié, avec lequel, ils avaient choisi de lier leur destin. Cette rupture d’avec Benno BokkYakaar risquait d’être d’autant plus pénible, pour les amis fidèles du Président, que lesprochaines élections présidentielles avaient été reportées jusqu’en 2019, ce qui laissait augurer de trois longues années de « vaches maigres » !
Il fallait donc "sauver les meubles...
Il y a d’abord eu un déficit patent de concertation au sein de la grande Coalition Benno BokkYakaar, que certains partis alliés, particulièrement la Ligue Démocratique, ont eu à déplorer plus d’une fois.
Faut-il rappeler que la première rencontre plénière des leaders s’est tenue 30 mois après l’accession au pouvoir de Benno BokkYakaar, en septembre 2012 ? Ce fut l’occasion, pour le président SALL, de réitérer son rejet de la Constitution proposée par la C.N.R.I et son intention de ne procéder qu’à des réformes institutionnelles partielles.
Sur un autre plan, le président avait déploré la dispersion des forces se réclamant de Benno BokkYakaar aux élections locales, lesquelles s’étaient tenues, quelques semaines plus tôt. Cela était dû, selon lui, à la non-structuration et au déficit de communication au sein de ladite coalition.
Depuis lors, le diagnostic du Président de la République sur sa Coalition est resté plus actuel et précis que jamais. Cette alliance politique n’a survécu à la terrible épreuve du référendum que par des artifices aussi contestables les uns que les autres.
De fait, certains partis de gauche,après avoir manifesté, sans ambages, leur désaccord avec le projet de réforme constitutionnelle du président de la République, ont dû faire, contre mauvaise fortune bon cœuret voter oui au référendum, pour éviter une fin de règne prématurée à leur allié, avec lequel, ils avaient choisi de lier leur destin. Cette rupture d’avec Benno BokkYakaar risquait d’être d’autant plus pénible, pour les amis fidèles du Président, que lesprochaines élections présidentielles avaient été reportées jusqu’en 2019, ce qui laissait augurer de trois longues années de « vaches maigres » !
Il fallait donc "sauver les meubles...