Agro-industrie : Pape Dieng, un homme fort pour Suneor
Il a la confiance du président sénégalais, mais le nouveau directeur de l'entreprise ne fait pas l'unanimité. Car l'ex-patron de la Senelec, s'il sait redresser une société en difficulté, est moins à l'aise sur le terrain social.
Annoncé à la tête de Suneor le 4 mai, Papa Allé Dieng, dit Pape Dieng, a rapidement pris ses quartiers au siège de l’huilier sénégalais, rue Calmette, à Dakar. Et pour cause : il doit remettre sur les rails une entreprise en proie à une crise profonde. Gérée pendant plus de dix ans par l’homme d’affaires Abbas Jaber, patron du groupe Advens, avant que celui-ci prenne la décision de vendre ses parts à l’État, en octobre 2015, elle connaît une situation sans précédent.
Un plan de redressement déjà mis en place
Son endettement s’est creusé ces trois dernières années, alimenté notamment par des problèmes d’approvisionnement contraignant les usines à tourner au ralenti : il atteint désormais 54 milliards de F CFA (82,3 millions d’euros). Et ça ne s’améliore pas : son stock d’arachides à triturer est dérisoire (7 000 tonnes, contre les 300 000 tonnes recherchées) et ses cinq unités industrielles sont à l’arrêt. Aussi, à peine a-t-il fini de recevoir Jeune Afrique que Pape Dieng file, une pile de documents sous le bras, au siège du ministère de l’Économie pour rencontrer le ministre Amadou Ba.
Quelques jours auparavant, il s’était entretenu avec le ministre de l’Agriculture avant d’être reçu en audience, pendant deux heures, par le chef de l’État, Macky Sall. Pendant ce tête-à-tête, d’importantes décisions ont été arrêtées : réaliser un audit de l’entreprise avec l’appui de la Banque mondiale, élaborer un plan de relance des usines, vendre une partie du patrimoine foncier au port de Dakar (quatre hectares évalués entre 15 milliards et 19 milliards de F CFA), triturer les 7 000 tonnes d’arachides collectées lors de la dernière campagne, reprendre les activités de raffinage, adopter un nouveau modèle d’approvisionnement en graines e...
Un plan de redressement déjà mis en place
Son endettement s’est creusé ces trois dernières années, alimenté notamment par des problèmes d’approvisionnement contraignant les usines à tourner au ralenti : il atteint désormais 54 milliards de F CFA (82,3 millions d’euros). Et ça ne s’améliore pas : son stock d’arachides à triturer est dérisoire (7 000 tonnes, contre les 300 000 tonnes recherchées) et ses cinq unités industrielles sont à l’arrêt. Aussi, à peine a-t-il fini de recevoir Jeune Afrique que Pape Dieng file, une pile de documents sous le bras, au siège du ministère de l’Économie pour rencontrer le ministre Amadou Ba.
Quelques jours auparavant, il s’était entretenu avec le ministre de l’Agriculture avant d’être reçu en audience, pendant deux heures, par le chef de l’État, Macky Sall. Pendant ce tête-à-tête, d’importantes décisions ont été arrêtées : réaliser un audit de l’entreprise avec l’appui de la Banque mondiale, élaborer un plan de relance des usines, vendre une partie du patrimoine foncier au port de Dakar (quatre hectares évalués entre 15 milliards et 19 milliards de F CFA), triturer les 7 000 tonnes d’arachides collectées lors de la dernière campagne, reprendre les activités de raffinage, adopter un nouveau modèle d’approvisionnement en graines e...