Comment la NRA a influencé la signification du second amendement sur le port d'armes
«Dimanche soir, quand mon fils m’a demandé pourquoi nous nous entretuons à l’arme à feu presque quotidiennement en Amérique, j’ai dû lui répondre que c’est parce que nous sommes libres», raconte Dahlia Lithwick dans un article publié sur Slate.com au lendemain de la tuerie d’Orlando. Aux États-Unis, s’armer pour se protéger est un droit fondamental énoncé par la Constitution. Une liberté au même niveau que la liberté d’opinion, ou religieuse. Ainsi, un État ne peut interdire complètement le port d’armes à feu. Une «interprétation» malheureuse, selon Dahlia Lithwick:
«Le document qui nous promet et protège notre liberté a été interprété de telle façon que nous sommes condamnés à vivre tous les jours dans la terreur, otages de puissants intérêts qui nous poussent à devenir plus libre en achetant et en stockant encore plus d’armes de guerre mortelles.»
Question de virgules
D’après la journaliste, spécialisée en justice, le droit au port d’arme garanti par le second amendement de la Constitution américaine est un malentendu. Le second amendement énonce, en effet, peu clairement: «Une milice bien organisée, étant nécessaire à la sécurité d'un État libre, le droit qu'a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé.»
«La première virgule n’a pas de sens grammatical», remarque Dahlia Lithiwick à l’antenne de la radio publique new-yorkaise WNYC. «Du ... Lire la suite