Les sélections nationales commencent à prendre les tirs au but au sérieux

C'est un geste qui parait tellement simple qu'on l'a souvent laissé de côté. Alors que les staffs du monde entier disséquaient toutes les parties du jeu, les tirs au but étaient rélégués au statut de «loterie» que l'on ne pouvait pas vraiment préparer. Et pourtant, si l'on en croit le spécialiste de l'exercice Ben Lyttleton, auteur du livre Onze mètres, la solitude du tireur de penalty, un match à élimination directe –comme ceux auxquels on va assister à partir du 25 juin lors de l'Euro 2016– a 15% de chances de finir sur une séance de tirs au but. De quoi se demander pourquoi personne ne semblait s'y intéresser jusqu'à il y a encore dix ans. Quand le chercheur Geir Jordet a commencé à travailler sur le sujet en 2004, il était un peu seul. Pendant six ans, il a rassemblé autant de données et de vidéos qu'il le pouvait pour se créer une immense base de données: «J'ai toujours travaillé sur la psychologie dans le sport, et les pénaltys m'ont toujours paru fascinants, parce que le stress et la pression sont tellement énormes. C'est la chose la plus extrême que l'on puisse imaginer en football.» En 2004, lors de l'Euro, on assiste à deux séances de tirs au but: une entre les Pays-Bas et la Suède (5-4) et l'autre entre le Portugal et l'Angleterre (6-5). Si Jordet connaissait certains joueurs de la sélection anglaise, son déménagement aux Pays-Bas lui a également permis d'entrer en contact avec des ... Lire la suite

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