La violence par armes à feu n’est pas la première épidémie que la communauté LGBT combat
La violence par armes à feu est une crise de santé publique aux États-Unis. C’est une épidémie qui a causé la mort de 13.286 personnes rien qu’en 2015, notamment lors de 372 fusillades de masse –un chiffre qui enfle pour dépasser les 30.000 victimes lorsqu’on prend en compte les suicides. Avant l’aube du 12 juin, dans la boîte de nuit le Pulse à Orlando, l’épidémie a touché au cœur la communauté LGBTQ lorsqu’un homophobe dérangé a massacré quarante-neuf de ses membres innocents en quelques minutes.
C’est un problème pour ceux qui refusent de s’attaquer à la crise de la violence par armes à feu sous prétexte que les massacres à répétition ne sont que le prix à payer pour notre liberté. Parce que, s’il y a une chose que la communauté LGBTQ sait faire mieux que personne, c’est se battre contre une épidémie.
Je parle, bien sûr, du sida, qui a dévasté la communauté homosexuelle américaine avec une indicible brutalité dans les années 1980. Aussi curieux que puisse paraître le parallèle entre la crise du sida et l’épidémie de violence armée actuelle aux États-Unis, les deux possèdent des ressemblances frappantes.
«Êtres humains pervertis»
Voyez plutôt la négligence moralement révoltante du gouvernement à l’égard des victimes de ces deux maladies qui se répandent comme une traînée de poudre. Dans les années 1980, alors que le sida détruisait le corps ... Lire la suite