L'étrange histoire de l'auteure prodige qui disparut comme dans son livre
Slate.fr vous propose une série d'histoires mystérieuses autour de grands écrivains. Pour retrouver les récits précédents, cliquez ici.
Barbara Newhall Follett naît à l’hiver 1914 dans une famille aimante du New Hampshire. Sa mère est institutrice et son père rédacteur en chef, ex-membre des universités les plus prestigieuses du pays. En raison de sa sensibilité, ses parents décident de lui faire cours à la maison. Elle aime la danse et les sciences naturelles. Et plus que tout, elle aime les mots.
Son père écrira, dans le magazine Harper’s, qu’elle voyait déjà «Des A dans les pignons des toits des maisons et des H dans les poteaux de but des terrains de foot». À 4 ans, elle tape quelques phrases sur la machine à écrire familiale et s’essaye à la poésie. À 8 ans, elle entreprend d’écrire une histoire, La Maison sans fenêtre. Une fois terminé –acte qui relève déjà de la prouesse intellectuelle–, elle montre le manuscrit à son père.
La Maison sans fenêtre raconte la quête d’une petite fille, Eepersip, qui lutte contre sa solitude et pour sa liberté. Elle trouvera la paix auprès des animaux, dansant au milieu des paysages verdoyants de la forêt.
Un incendie réduit la maison des Follett en cendres. Ses 40.000 mots dévorés par les flammes, Barbara réécrit son histoire, puisant des passages entiers dans sa mémoire d’enfant. Son père, épaté, corrige le manuscrit final avec elle et ... Lire la suite