Selon des chercheurs, le climat breton pourrait ralentir la propagation du coronavirus
La région bretonne résiste encore et toujours à l’envahisseur. Enfin mieux que les autres. En effet, selon l’épidémiologiste Pascal Crépey, le climat breton pourrait être l’une des raisons pour laquelle la région est peu touchée par le coronavirus. « L’hypothèse, c’est que le climat océanique en hiver est peut-être moins favorable à la propagation de ce coronavirus que le climat continental », a-t-il déclaré à 20minutes. L’expert explique que le virus peut survivre grâce aux gouttelettes d’eau présentes dans l'air. Mais en Bretagne, la « douceur océanique et l’humidité » empêcheraient ces gouttes d’eau, porteuses du virus, de rester en suspension.
Au-delà de la météo, la géographie de la région bretonne joue un rôle très important. Selon l’expert, il y a « moins de flux de population » car la Bretagne est « moins un carrefour que d’autres régions ». Une « résistance » au virus qui s'explique également par le fait que sa capitale, Brest, est l'une des plus petites métropoles de France. « Il y a dans ces territoires assez ruraux des moyens de circulation qui sont assez peu concentrateurs. Pour venir travailler, on n’utilise pas des transports en commun dans lesquels on est nombreux, très serrés », a expliqué Pascal Crépey.
Depuis le début de l'épidémie, 824 patients sont morts du coronavirus en Bretagne. Cela représente 250 par million d'habitants, ce qui est quatre fois moins que la moyenne nationale.